Le travail du Paludier

Un métier rythmé par la météo et les saisons

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Rayage de la vasière et du cobier

Tous les 2 ans, c'est un nettoyage complet de la vasière et du cobier.
Encore effectué à la main par certains paludiers, beaucoup choisissent aujourd'hui la pelleteuse pour ce travail harassant.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Curage de la bondre, des guivres et des tours d'eau

Le curage de la bondre s'effectue en équipe lors des mortes eaux : il s'agit d'enlever la vase accumulée durant l'année précédente.
Vient ensuite le curage de la guivre ou guiffre, opération qui permettra d'algir la saline, suivi par une autre étape : le curage des tours d'eau.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Habillage de la saline-Fards

L'habillage de la saline constiste à algir les fards (les vider de l'eau douce) puis à l'aide du boutoué de décoller et pousser la vase accumulée durant la dernière saison et pendant l'hiver.
Le paludier égalise la vase près des ponts puis emmène l'excédent près du talus. A l'aide la lousse à ponter, il va ponter : mettre le cordon de vase sur le pont.
A l'aide de la boyette, il va jeter l'excédent de vase sur le talus.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Boutage des adernes

Les adernes sont des grandes pièces d'eau. C'est le stock d'eau de la journée en période de récolte.
Même principe que pour les fards, le paludier va bouter la vase, aligner un cordon près du pont et emmener l'excédent près du galpont ou du talus s'il est à proximité.
Puis il va ponter le cordon de vase qui, en séchant, se transformera en argile.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Pontage des oeillets

Tout d'abord il va falloir algir (vider) les oeillets.
Le paludier, à l'aide de sa boyette, va couper et retracer les ponts. Puis, délicatement il va ponter en prenant la vase tout autour des oeillets pour la coller sur le pont. 
Un jour, le premier côté et l'autre côté le lendemain.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Boutage des oeillets et graissage

Avec son boutoué, le paludier va décoller la vase des tours et du fond des oeillets.
Il va aussi peler les oeillets (racler les bosses), pour qu'ils soient tous de niveaux.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Déchargeage des oeillets

Un soir, le paludier s'aperçoit qu'il y a peu de fleur de sel dans ses oeillets et que le sel commence à grainer.
Il va donc décider le lendemain de décharger ses oeillets.
Il faut pomper l'eau des oeillets dans les adernes (pièces du dessus), puis à l'aide de son boutoué, il va pousser la dernère vase qui sera décollée avec la salinité.
Il va l'emmener dans un angle de l'oeillet près du galpont, puis faire passer la vase par-dessus à l'aide de sa cesse pour le jeter dans le fard de décharge (fard jouxtant les oeillets).

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Evacuation de la vase

L'opération se poursuit en poussant la vase à l'opposé du fard vers le pont de décharge.
Elle y sera collée quelques jours après lorsquelle aura un peu séché.
L'argile des oeillets restera jusqu'au coucher du soleil à sécher et à durcir.
Puis le soir, le paludier fera tomber l'eau des adernes pour remplir les oeillets : le sel peut enfin arriver.

Le chaussage

A l'inverse des fards, à force de récolter le sel, les oeillets on tendance à se creuser.
On va donc effectuer tous les 20 ou 30 ans le chaussage de la saline en travail d'équipe.
Au mois de novembre ou décembre, nous allons charger les oeillets et prendre de l'argile dans les fards de décharge pour recharger les oeillets.
L'argile est alors coupée en gros morceaux et égalisée de niveau.
Les oeillets sont ensuite noyés durant tout l'hiver.
Au mois de mars, ils seront vidés et les ponts seront retracés à l'aide d'un cordeau.
Quelques temps après, les ponts seront graissés pour boucher les fentes formées par l'argile qui craquèle en séchant.
Au mois d'avril ou mai, les paludiers vont tourner les oeillets et émicayer l'argile.
Avec l'argile, ils vont faire comme des striures sur la galoche de l'oeillet, puis ensuite, les tours qui sont de 1 à 2 cm plus bas que la galoche.
Les oeillets vont rester ainsi jusqu'au moment où le sel va arriver.
Puis un matin vers 4 ou 5h, lorsqu'il n'y pas de vent, les paludiers vont taper les oeillets à l'aide de la boyette ou du batoué.
Le fond des oeillets devient à peu près plat et il faudra quelques prises de sel avant que le fond soit parfaitement lisse.
Le travail ainsi effectué poura emmener le paludier jusqu'à la fin de sa carrière sur une saline dite <<neuve>>.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom

Le bénage

Bien que tous les ans le nettoyage des fards et des adernes soit effectué, il reste toujours une fine couche de vase qui, d'année en année, va s'accumuler formant comme un mille feuilles.
Le terrain a donc tendance à monter de quelques centimètres en dix ans.
Il faut donc remettre les fards et les adernes de niveau.
Le meilleur niveau pour le paludier est l'eau mais il faut choisir pour effectuer un bénage complet de la saline, des journées sans vent.
Le principe consiste à l'aide de la boyette (pelle) à enlever cette couche de sédimentation, de la charger dans un traîneau, de le tirer près du talus et de la jeter.
Le paludier commence par les adernes puis par les fards de premières eaux.
Pour affectuer cette opération il fait couler toujours un petit filet d'eau pour garder toujours le même niveau pendants qu'il enlève de la matière.
Le bénage consiste également à retracer, à l'aide d'un cordeau les ponts déformés par le temps.
Le paludier benne environ un fard par jour.
<<Une saline bien bénée est une saline qui tourne>>.
La production peut ainsi variée du simple au double.

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom
PALUDIER.jpg